Oumar Guèye prône la concertation dans la gestion des ressources halieutiques

Economie

Dans le secteur de la pêche, aucun pays ne peut aller tout seul. Il n'est plus à démontrer la pertinence de la mise en place de cette structure qui a traversé des moments difficiles. Depuis deux ans, nous avons un secrétaire permanent par intérim qui ne peut pas durer autant, a dit M. Guèye. Il présidant la 17ème session extraordinaire de la conférence des ministres de la Commission sous régionale des pêches (CSRP), créée en 1985. Selon lui, cette rencontre constitue une étape cruciale, d'autant plus que depuis 2013, la CSRP est confrontée à une perturbation institutionnelle qui risque, si rien n'est fait, de démotiver et de démobiliser nos partenaires techniques et financiers. Il a rappelé qu'il y a eu quelques démarches fructueuses pour la finalisation du processus de désignation du nouveau secrétaire permanent en juin 2013 et mars 2014. Cette 17ème session est un moment important dans la définition d'une nouvelle orientation et aussi d'une nouvelle impulsion de notre institution, au regard du contexte de la pêche marqué par la forte pression sur les ressources halieutiques de la sous région, a-t-il relevé. Revenant sur les difficultés du secteur de la pêche, il a évoqué la rareté de la ressource, de la pêche illégale non déclarée non réglementée et une bonne gouvernance du secteur. Sur ces points, nous nous sommes bien entendus, afin de mutualiser nos moyens en termes de surveillance, a assuré Oumar Guèye. Les principales espèces continuent de faire l'objet d'une surexploitation tant par les flottilles nationales que par le navires étrangers avec ou sans autorisation à quoi s'ajoute la faiblesse des moyens de contrôle disponibles au niveau de nos Etats respectifs, a déploré Oumar Gueye. Cette réunion devra constituer un tournant décisif dans les perspectives définies pour le secteur, selon lui. Nos Etats ne trouveront le salut que dans la pérennisation de cet instrument (CSRP) qui est un bel exemple de solidarité, de mutualisation des énergies, des intelligences et des moyens financiers pour une gestion durable et la protection de nos ressources halieutiques, a déclaré M. Guèye. La CSRP regroupe sept Etats : Mauritanie, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Cap-Vert, Sierra Léone et Sénégal.