Dakar fait des émules en matière de sécurité maritime, selon un officiel

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"Aujourd'hui, avec ce concept de coordination de l'action de l'Etat en mer qui est mis en place par la HASSMAR avec ses partenaires, toute une culture de sécurité maritime au vrai sens du terme commence à faire des émules" en Afrique, a-t-il déclaré. Le Sénégal donné en exemple dans ce domaine par beaucoup de pays africains, a-t-il dit à des journalistes, en marge d'un atelier sur la pollution maritime. "Petit à petit, nous sommes confortés à des risques et des menaces (…). Nous avons une stratégie globale dans le cadre du concept de coordination de l'action de l'Etat en mer. Cela veut dire la prise en charge des risques et menaces en mer dans une démarche inclusive et participative", a expliqué le secrétaire général de la HASSMAR. Dans le cadre de cette stratégie, les militaires, civils, les paramilitaires et le privé national travaillent "dans une synergie nationale avec une couverture sur l'internationale, selon Aliou Moussa Sow. "Dans le domaine côtier, nous sommes situés à la croisée des chemins (..) et "nous sommes exposés à des pollutions maritimes", a indiqué le capitaine de vaisseau Aliou Moussa Sow, rappelant que le Sénégal peut compter sur une superficie maritime d'environ 212.000 km2. Selon lui, environ 100 millions de tonnes de produits pétroliers transitent le long des eaux sénégalaises à une distance d'environ 80 km avec des risques d'accidents qui peuvent générer de reversements d'hydrocarbures. "Les statistiques ont montré qu'à chaque fois qu'il y a déversement d'hydrocarbures, c'est environ 15% de la quantité qui est récupéré (...) sur les côtes. Il ne faut jamais dire en sécurité maritime que ça ne va jamais arriver", a-t-il prévenu. M. Sow a insisté sur la nécessité pour les pays de disposer de stratégies d'anticipation. "Nous, notre credo c'est la préservation, c'est la préparation à l'action. Cela veut dire former les acteurs, les entraîner, mais aussi l'intervention d'urgence", a-t-il souligné.