SIA : l'horticulture sénégalaise cible le marché européen +++Envoyé spécial: Mohamed Tidiane Ndiaye+++

Economie

Nous voulons atteindre le marché français, à travers lui, le marché européen aussi. C'est l'une des premières raisons de notre présence à Paris. Il est important au cours du SIA de donner l'opportunité aux exportateurs européens de prendre contact avec nos producteurs à travers leurs organisations faitières, a expliqué Dr Macoumba Diouf membre de la délégation officielle qui encadre la participation sénégalaise au SIA. Il ya des français et des européens qui souhaitent venir investir au Sénégal dans le secteur de l'horticulture via le partenariat public-privé. Nous allons essayer de les accompagner sans verser dans les questions d'accaparement des terres, a assuré Dr Diouf. Estimant que l'horticulture est le secteur le plus concerné par le rendez-vous agricole de Paris, Dr Macoumba Diouf a promis de s'investir pour baliser le chemin du retour au pays pour les ressortissants sénégalais. Nous voulons dire à la diaspora qu'une activité agricole productive peut être menée une fois qu'elle retourne au pays. Nous avons des cadres sénégalais bien formés qui sont ici, en plus des élèves, des étudiants et autres émigrés qui vivent en France ou en Europe. Nous voulons les approcher en leur donnant des conseils avec les créneaux les plus intéressants pour investir dans l'horticulture au Sénégal, a-t-il dit. Au SIA Dr Macoumba Diouf compte faire valoir les potentialités du Sénégal dans le secteur pour mieux attirer les investisseurs étrangers. Le problème de l'agriculture au Sénégal se résume à un problème d'investissement. Il faut expliquer aux sénégalais de la diaspora, aux étrangers et aux privés locaux les mécanismes qui existent pour financer l'agriculture sénégalaise, notamment l'horticulture qui est le sous-secteur le plus porteur, a-t-il poursuivi. Il a mis en avant les réalisations de son secteur pour expliquer que l'horticulture est la locomotive de la composante agricole du PSE (Plan Sénégal émergent). Nous sommes devant tout le monde. Là où les autres récoltent 2 à 3 tonnes à l'hectare, nous récoltons dans le secteur horticole des dizaines de tonnes à l'hectare. Si les autres vendent à 200 ou 300 FCFA le kilogramme, nous multiplions ce prix par 2 ou 3, a-t-il fait valoir. Il a rappelé les 85 000 tonnes récoltées dans le sous-secteur de l'horticulture cette année pour un peu moins de 40 milliards de francs CFA avec la mangue en tête avec 15 000 tonnes pour convaincre les européens et les étrangers qui visitent le stand du Sénégal. Le SIA 2015, ouvert samedi par le chef de l'Etat français François Hollande, est organisé autour de quatre univers majeurs : l'élevage et ses filières, les produits gastronomiques, les cultures et filières végétales, les métiers et services de l'agriculture.