Vers un partenariat public-privé pour la gestion du parc Niokolo-Koba

Agriculture

Dans le processus de sauvegarde du parc, le gouvernement du Sénégal a invité en 2011 la LCA (Leadership conservation in Africa) à venir réfléchir avec la partie sénégalaise sur les problèmes du parc, indique une note remise à la presse, au cours d'une réunion. Le document rappelle que depuis cette date, l'Etat appuyé par des partenaires internationaux comme l'Ambassade des Pays-Bas, l'UICN, a renforcé les moyens humains, logistiques, matériels et financiers du parc. Ainsi, des aménagements ont été réalisés tels que l'ouverture des pistes stratégiques, la réhabilitation des mares de Simenti, Kountadala, Woéni, Mansafara et Nianaka, la réalisation de miradors en sus du suivi des espèces emblématiques. Après plusieurs missions effectuées au Sénégal, les représentants de la LCA ont compris le rôle économique que joue le parc national du Niokolo-Koba au profit des populations environnantes, les principaux problèmes auxquels le parc fait face mais aussi sa richesse. La LCA, une organisation à but non lucratif, s'investit depuis 5 ans, dans la conservation de la biodiversité en Afrique. Son principal objectif est de favoriser une très bonne conservation de la biodiversité dans au moins 20 millions d'hectares en Afrique d'ici 2020, a déclaré Frédéric Massé son vice-président. Le secteur privé devenant de plus en plus enclin à collaborer avec les gestionnaires des aires protégées sur une base mutuellement bénéfique, notre pays doit saisir cette opportunité pour sauver le parc national du Niokolo-Koba, a estimé M. Massé. C'est projet tourné vers un développement durable qui associe les populations, selon lui. Il est important, a-t-il ajouté, de souligner que les communautés locales sont une partie clé dans le processus de mise en place du PPP. Sur le financement, il a expliqué que le Sénégal va y participer. Nous avons des contacts avec des gouvernements européens, l'Union européenne (UE), des entreprises nationales et étrangères, a indiqué Frédéric Massé.