Près de 19 milliards de francs CFA pour la revalorisation du parc Niokolo-Koba

Agriculture

Les besoins du parc en matière d'équipements, d'infrastructures, d'aménagement de fonctionnement et de développement pour les communautés locales se chiffrent pour les 25 prochaines années à près de 19 milliards de francs CFA, a-t-il expliqué. A l'instar des autres parcs nationaux connaissant des difficultés de conservation et de valorisation de la diversité biologique, il revient à tous d'apporter leur concours pour sauver le Niokolo-Koba, a plaidé M. Baldé. Cette immense richesse faunique et floristique permet au parc d'être un potentiel pour la conservation et le développement du tourisme, a déclaré le ministre qui présidait une rencontre avec le secteur privé national sur le partenariat public-privé pour la gestion du parc national de Niokolo-Koba. Il a indiqué que la biodiversité conservée dans ce parc lui a conféré le statut tant envié de site patrimoine mondial et de réserve de biosphère par l'UNESCO depuis 1981. Cependant, a t-il fait remarquer, il faut reconnaître que malgré les efforts consentis par le Sénégal et la communauté internationale, le parc connaît, depuis plusieurs années, une situation de dégradation continue liée au braconnage, à la dégradation de ses infrastructures, entre autres. Tous ces problèmes ont été exposés au chef de l'Etat. C'est pourquoi, il a avait donné son accord afin que la gestion du parc soit un modèle de partenariat public-privé, a fait savoir le ministre de l'Environnement. Par conséquent, a-t-il poursuivi, le ministère a pris langue avec l'organisme Leadership conservation in Africa (LCA) basé en Afrique du Sud qui aide les pays ayant des difficultés de gestion de leurs parcs nationaux dans une option de partenariat public privé. L'expérience du partenariat public-privé proposé en l'espèce est déjà mise en œuvre par la LCA dans d'autres pays comme l'Afrique du Sud et la République du Congo et comporte deux volets. Le premier concerne un programme de fund raising au niveau national et international où, la session sera organisée dans un bref délai avec les partenaires internationaux. Il s'agira de lever des fonds de donations pour permettre aux équipements, infrastructures et aménagements du parc, d'être sur des standards internationaux, a dit le ministre. A ce niveau, a-t-il ajouté, il faudra créer une Fondation qui sera le réceptacle de ces fonds, le représentant de la LCA, mais également vice président de la société SPA, expliquera le modèle proposé. Le deuxième volet du processus de partenariat, consiste à la signature avec un ou plusieurs concessionnaires pour la gestion et la valorisation touristique du parc après un appel d'offres international et un cahier de charge reprenant les obligations de l'Etat et du privé. Coincé par les régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou, le parc avec une superficie de 913 000 hectares, reste une zone de conservation exceptionnelle de notre patrimoine naturelle, de la faune et de la flore, a dit M. Baldé. Ce parc représente, à lui seul, 78% des forêts classées du pays et abrite 1500 espèces de plantes, 80 espèces de mammifères, 330 espèces d'oiseaux, 60 espèces de poissons et 20 espèces d'amphisbènes.