Lutte contre les changements climatiques: plaidoyer pour une responsabilité commune

Agriculture

Le Sénégal, dans sa vision de contribuer à cet effort de guerre mondiale, s'est lancé vers des politiques d'atténuation comme l'élaboration des mesures appropriées d'atténuation au niveau national appelées NAMA dans les secteurs du biogaz, du solaire photovoltaïque et de l'éclairage bâtiment, a-t-il indiqué. Abdoulaye Baldé présidait un atelier de restitution des conclusions de la 20-ème conférence des parties sur les changements climatiques, tenue à Lima (Pérou) du 1er au 14 décembre dernier. Il y a également la préparation du pays à accueillir une stratégie de développement sobre en émission de carbone visant les horizons 2020 et 2050, a ajouté M. Baldé Ces NAMAS, selon lui, devront être accompagnées de technologies améliorées, de soutiens financiers et surtout de coopération internationale entre les pays du Nord et les pays du Sud. Le Sénégal, a-t-il déclaré, dans le cadre des communications nationales sur les changements climatiques, réalise périodiquement des inventaires de gaz à effet de serre (GES) pour les secteurs identifiés par le groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Il s'agit de l'énergie, de l'agriculture, des procédés industriels, des déchets de la foresterie et utilisation des terres, propose une analyse de potentiels d'atténuation, des projections d'émissions de GES ainsi que des évaluations des besoins de soutien spécifiques. A cet égard, des études de vulnérabilité plus approfondies et prenant en compte le long terme vont être engagées à travers le plan national d'adaptation pour davantage analyser e t intégrer le risque climatique dans notre planification nationale, a annoncé Abdoulaye Baldé. Il a rappelé que plusieurs projets et programmes entrant dans le cadre d'une sobriété en émission de GES ont été développés notamment le programme efficacité énergétique dans les bâtiments, les projets pour le mécanisme de développement propre dans les secteurs de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables, de la foresterie. Ces projets pourront être une contribution du Sénégal à l'effort mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), a indiqué le ministre de l'Environnement et du Développement durable. Il a ajouté que dans le secteur de l'énergie des efforts considérables sont initiés avec la politique du mix énergétique en vue de mieux prendre en compte les énergies renouvelables. D'autre part, il a indiqué que le GIEC, dans son rapport de synthèse au mois de novembre dernier, publiait que l'influence de l'homme sur le sur le système climatique est claire et en augmentation. Ses incidences sont observées sur tous les continents. Si on ne les maîtrise pas, les changements climatiques vont accroître les risque de conséquences graves, généralisées et irréversibles pour les êtres humains et les écosystèmes, a expliqué Abdoulaye Baldé. Il a en outre indiqué que le rapport a insisté sur les options pour nous adapter à ces changements de l'évolution du climat afin de respecter une augmentation de température de 2°C d'ici 2050. Sur le financement, il est revenu le Fonds vert climat (FVC) qui a pu mobiliser à Lima, 10 milliards de dollars, qui est opérationnel pour accompagner les pays. Nous encourageons l'ensemble des pays développés pour cet engagement effectif à soutenir les pays les moins avancés et les pays en développement dans les efforts de lutte contre les changements climatiques, a dit le ministre de l'Environnement et du Développement et durable.