Une association des SICAP s'engage dans la gestion durable des déchets

Agriculture

Intitulé "Setal Sama Keur, Sélal Sama Ngox" (Un foyer, Une poubelle), ce projet bénéficie de l'appui de la Direction des financements verts, à travers son Programme de renforcement et de consolidation des acquis (PRCA). Il a été lancé jeudi à Dakar, en présence du ministre de l'Environnement et du Développement durable. L'Entente féminine des SICAP vise "la promotion socio-économique des femmes et des jeunes", a expliqué sa présidente, Ndèye Sagar Tall, au cours de la cérémonie de lancement. "C'est en ce sens que nous partageons les objectifs et les valeurs du ministère de l'Environnement et du Développement durable à travers son programme de renforcement et de consolidation des acquis (PRCA), dans le cadre de sa politique de promotion des emplois verts et de la gestion des déchets domestiques", a-t-elle expliqué. "La gestion des déchets de nos ménages, pose à chacun de nous un sérieux problème. La solution doit donc être appréhendée à la fois de manière individuelle et collective", a plaidé Ndèye Sagar Tall. Elle a fait part de la volonté des habitants des SICAP de "contribuer activement à l'atteinte des objectifs du gouvernement en matière de gestion intégrée et durable des déchets". "Nous vous accompagnerons en amont et en aval, pour la mise à disposition de poubelles et sur la gestion proprement dite par le recyclage, la récupération et la production, afin de créer une véritable conscience environnementale", a déclaré Mme Tall. Selon Mme Tall, "inciter les populations à avoir une meilleure conscience environnementale est d'autant plus important que la gestion des déchets participent à la préservation de l'environnement mais constitue également une opportunité de création de richesses et d'emplois à travers les différents maillons de la chaîne de collecte et de gestion". "L'Entente féminine des SICAP pour le développement du Sénégal, vous donne l'assurance de son combat à vos côtés pour une meilleure gestion de son environnement", a-t-elle indiqué à l'endroit du ministre Abdoulaye Baldé. Cette association a mis en place des sachets en plastique biodégradables, conçus à partir d'amidon de maïs. "Nous avons tenté d'importer des sachets en plastique biodégradables, pour l'introduire au Sénégal et pour remplacer le sachet chimique par ce sachet organique, qui nourrit notre écosystème", selon sa présidente. "Malheureusement, a-t-elle relevé, nous sommes confrontées aux barrières tarifaires douanières. Ces sachets biodégradables sont aujourd'hui taxés à 46% alors qu'étant de la matière organique et agricole, son exonération ne devrait même pas faire l'ombre d'un doute". Aussi les membres de l'association demandent-elles au ministre de l'Environnement et du Développement durable d'être leur avocat auprès du chef de l'Etat, Macky Sall, pour que ces sachets biodégradables soient intégrés à leur quotidien. "Vous n'êtes pas sans savoir que les sachets plastiques sont presque offerts au Sénégal. Il faudrait donc penser à l'accessibilité de ces sachets biodégradables, afin que notre combat de protection de notre écosystème, de notre cheptel, ne soit pas vain", a plaidé Ndèye Sagar Tall. Le maire des SICAP, Santi Sène Agne, est lui revenu sur les trois dimensions du projet, dont l'engagement citoyen solidaire. Les dimensions environnement et emploi sont également pris en compte par ce projet. "Le projet+ Un foyer, Une poubelle+, est un projet innovant, inclusif, structurant en ce sens qu'il aide les jeunes à s'activer. On ne peut pas émerger le Sénégal sans la dimension environnementale et celle de l'emploi", a-t-il dit. Cet exemple des femmes des SICAP est magnifié par tout le monde. "Nous magnifions cet exemple et continuons à être le pionnier dans d'autres domaines", a assuré le maire Santi Sène Agne.