"La fiscalité doit être davantage relevée et mieux répartie" (responsable)

Economie

"La pression fiscale au Sénégal ne me semble pas en augmentation constante : elle doit même être relevée pour cadrer avec notre aspiration à l'émergence", a déclaré le directeur de la DPEE dans un entretien paru dans le dernier numéro du magazine Nouvel Horizon. "Ce qui est constant, c'est qu'il faut à chaque instant collecter davantage de recettes fiscales pour financer le développement et soutenir les pauvres et les plus vulnérables, sans affecter les incitations à entreprendre et à consommer", a dit Serigne Moustapha Sène. Dans le même temps, a-t-il ajouté, "la charge fiscale doit être mieux répartie entre les types de ménage et d'entreprises", une dialectique selon lui "bien intégrée" par l'administration fiscale sénégalaise. Le directeur de la DPEE note par ailleurs que l'économie sénégalaise se trouve dans l'obligation de se doter de "piliers de croissance" autres que les télécommunications, les services financiers et le commerce, pour arriver à une croissance inclusive. Ces trois sous-secteurs "n'emploient pas beaucoup d'actifs et n'utilisent pas beaucoup de consommation des autres secteurs. Une croissance tirée par ces activités ne peut pas être à l'évidence inclusive", a-t-il souligné. "Cela ne veut pas dire que ces sous-secteurs doivent être marginalisés. Je veux simplement expliquer qu'en plus de ces activités extrêmement utiles et pour lesquels nous sommes loin de la saturation, l'économie doit se doter d'autres piliers de croissance", a relevé M. Sène.