Un stock d'investissements de 25 milliards de francs CFA est en bute à des problèmes d'accès à la terre, selon le DG adjoint de l'APIX

Economie

Dakar, 18 août (APS) - Le directeur général adjoint de l'Agence nationale chargée de la promotion de l'investissement et des grands travaux (APIX), Hamath Sall, a évalué à 25 milliards de F.CFA, le total des investissements en bute à des problèmes d'accès à la terre, au Sénégal. Nous avons à peu prés un stock de 25 milliards qui sont en bute à des problèmes d'accès à la terre, a dit M. Sall, interrogé sur le nombre de dossiers d'investissements qui n'ont pas abouti du fait des problèmes d'accès à la terre. M. Sall qui s'exprimait dans le numéro 623 (semaine du 12 au 18 août 2004) du bulletin économique de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (CCIAD), a cependant assuré que ce n'est pas vraiment le problème des procédures domaniales puisqu'elles sont compliquées dans tous les pays. La terre, c'est sensible. La différence d'un pays à l'autre, c'est que certains pays se sont dotés d'organismes d'aménagement de sorte que bien avant la venue de l'investisseur, il y a des sites aménagés, a encore dit M. Sall. Selon lui, cela a conduit, au Sénégal, à la création de l'APROSI (Agence d'aménagement et de promotion des sites industriels), à l'aménagement du site de Diamniadio. C'est aussi à l'origine des aires d'extension de la SAPCO (Société d'aménagement de la petite-côte). C'est un problème crucial. L'accès à la terre interpelle deux types d'activités : l'industrie et le tourisme. Pour chacun (de ces deux) secteurs, il y avait des structures pour gérer ces questions et qui permettaient tant soit peu de loger les investisseurs, a souligné Hamath Sall. Mais les espaces sont arrivés à saturation surtout avec l'activité intense de promotion de l'investissement au Sénégal depuis 2001 avec la création de l'APIX, a affirmé M. Sall qui a ajouté que depuis, les chiffres ont été multipliés. Si on faisait 200 milliards en moyenne en 2000 et 2001, en 2002 on a doublé avec 412 milliards et en 2003 on a triplé avec 579 milliards. Ce qui fait qu'il y a une forte demande au moment où les zones aménagées arrivaient à saturation, a encore indiqué le directeur général adjoint de l'Agence nationale chargé de la promotion de l'investissement et des grands travaux (APIX). BK/IN