La loi sur la biotechnologie et la biosécurité doit être révisée, selon un officiel

Agriculture

S'il n'y a pas d'introduction d'organismes génétiquement modifiés (OGM), il n'y a pas raison d'avoir une Autorité nationale pour voir si un produit doit être introduit ou pas au Sénégal, a soutenu M. Diallo qui présidait la réunion de mise en place d'une plate forme d'innovation sur les biotechnologies modernes et la biosécurité. Le Sénégal ne doit pas être en rade du processus de la marche du monde. Rien que la possibilité pour des laboratoires sénégalais de pouvoir manipuler ces organismes, de maîtriser la technologie est une question de stratégie internationale, a-t-il souligné. Le Sénégal a des compétences scientifiques, des professeurs imminents, reconnus au niveau international. Il serait intéressant de leur donner l'opportunité de pouvoir manipuler ces organismes et maîtriser la technologie, puisque cette maîtrise est une des données stratégiques du développement économique et social du pays, a soutenu Souleymane Diallo. Cependant, il est important de voir quelle serait la brèche d'ouverture. Est ce qu'il faut aller au-delà de l'autorisation de la manipulation ou autoriser l'introduction pour l'exploitation ou le transfert par le biais l'exportation des produits génétiquement modifiés, s'est-il interrogé Ce sont des questions qui seront débattues d'un commun accord. Mais, il est clair que la loi doit être revue, a réaffirmé M. Diallo Les questions d'OGM et globalement de biotechnologies sont agitées au niveau international avec une réglementation qui est mise en place avec le protocole de Cartagena qui définit le champ d'application et la composantes de cet accord a expliqué le directeur de cabinet. M. Diallo a rappelé que le Sénégal a ratifié ce protocole et a mis en place des structures qui sont susceptible d'examiner ces questions. Il y a une façon de dire que ces questions présentent des risques qui peuvent se révéler ou qui peuvent ne pas l'être car ce sont des risques majeurs, a t-il indiqué. Il a rappelé que le Sénégal a mis en place une Autorité nationale de biosécurité (ANB) qui est chargée d'examiner ces questions afin de voir s'il est opportun d'introduire un organisme dans le pays, d'en faire un transfert entre pays ou de le modifier au sein des laboratoires scientifiques sénégalais. Ce qu'il faut avouer est que depuis lors, cette question n'a pas bougé parce que la première position du Sénégal, que nous saluons, était celle d'une précaution. La loi mise en place depuis 2009 interdisait catégoriquement cette introduction des OGM, a expliqué M. Diallo. A cet égard, il a indiqué que les pays qui s'étaient inspirés du Sénégal tel que le Burkina Faso ont été un plus proactifs en mettant en place une loi introduisant les organismes. Le Burkina a commencé à commercialiser ces produits notamment le coton transgénique. Le Sénégal ne le fait pas encore car la loi l'interdit, a précisé le directeur de cabinet. Par ailleurs, Souleymane Diallo, a assuré que le ministère envisage pour l'année 2015, une dotation conséquente pour l'ANB, afin qu'elle bien accomplir sa mission. Des ressources conséquentes seront mises à la disposition du secrétariat permanent de l'ANB pour rendre régulières les tenues des sessions et pour que le Sénégal trouve sa place sur le niveau régional et international en termes de biotechnologie a dit M. Diallo. Il s'agit également de donner à l'ANB une légitimité et une indépendance pour qu'elle donne son avis, car aujourd'hui, la maîtrise de la technologie doit être de mise.