Michaëlle Jean a les qualités requises pour succéder à Abdou Diouf (ministre)

Présidence de la République

Si nous la soutenons, c'est parce que nous croyons qu'elle a de bonnes chances. Mais surtout parce qu'elle a les qualités requises pour propulser la Francophonie, a-t-il dit, en marge de la signature d'un accord de protection et de promotion des investissements entre son pays et le Sénégal. Cinq candidats sont en lice pour la succession de l'ancien président sénégalais d'Abdou Diouf à la tête de l'OIF. Il s'agit de Michaëlle Jean du Canada, de l'ancien président burundais Pierre Buyoya, du Mauricien Jean-Claude de l'Estrac, secrétaire général de la Commission de l'océan Indien, de l'écrivain et actuel ambassadeur du Congo à Paris Henri Lopes et de l'Equato-guinéen Agustin Nze Nfumu. Ils seront départagés au terme de discussions à huis clos, sans vote. La Francophonie est dans un Etat fort enviable. C'est une organisation modèle, crédible et fiable. Maintenant, il faut consolider ce legs par respect pour les pays membres, a souligne M. Paradis. L'honorable Michaëlle Jean a une vision exhaustive de la francophonie (...). Elle connaît bien les disparités régionales. C'est une femme de la nouvelle génération qui peut insuffler un souffle nouveau , a expliqué Christian Paradis. Le ministre canadien du Développement et de la Francophonie a souligné que la candidate de son pays connaît bien le nord et le sud et a vision économique concrète. Nous travaillerons pour tenter d'obtenir un consensus. On redouble d'ardeur dans la dernière ligne droite du sommet, a-t-il souligné. L'OIF compte 57 États membres et 20 pays observateurs pour 274 millions de locuteurs à travers le monde. L'ancien président du Sénégal (1981-2000), Abdou Diouf dirige l'organisation, depuis 2002. Il quittera son poste à l'issue du XVe sommet prévu samedi et dimanche. Un nouveau secrétaire général de l'OIF doit être élu à l'issue de la rencontre.