A la découverte des lieux saints de la ville de Jérusalem +++Envoyée spéciale : Sokhna Bator Sall +++

Présidence de la République

Judaïsme, christianisme et islam sont les trois religions révélées qui se croisent dans cette ancienne cité chargée d'histoire et dont les remparts résistent encore aux effets climatiques et au poids de l'âge. Touristes et pèlerins vont et viennent dans ce vaste espace dont l'entrée est minutieusement gardée par des soldats. La cohabitation religieuse est une réalité quotidienne dans ces lieux où dés l'entrée les hommes et les femmes sont séparés car ne devant pas emprunter le même chemin pour accéder au Mur des lamentations, première étape du pèlerinage dans les différents lieux saints. Ce mur mythique sépare les lieux saints de la chrétienté et de l'islam dont on voit au loin les minarets aux coupoles dorées et grises des deux mosquées juchées sur le mont du temple de Jérusalem. L'appellation Mur des lamentations ou Mur occidental vient des Arabes qui, tout au long des siècles, auraient attendu les Juifs sur ce lieu qu'ils appelaient ilmafka. Caressé ou adoré à distance, le Mur attire incessamment des pèlerins qui se tiennent devant lui des heures pour prier ou réciter des versets, des brochures en main. Certains pèlerins âgés s'asseyent sur une chaise pour, face au mur, se livrer à leurs obligations religieuses. Selon le guide du jour, Amir Av, Jérusalem qui a plus de 3000 ans (1800) abrite le troisième lieu saint de l'islam lequel s'étend sur une superficie d'un kilomètre carré. Jérusalem, a-t-il ajouté, est une cité sanctuaire où les héritages, les cultures et les passions s'entremêlent à la faveur des trois religions révélées. Selon M. Av, le nom Jérusalem découle d'une racine sémitique signifiant trouver et du patronyme sémitique que portait le Dieu des Cananéens, Shalem, qui symbolisait l'idée de paix. Nichée au milieu des collines, entre le mont Scopus, le mont des oliviers et la vallée de Cédron, Jérusalem est une ville qui présente beaucoup de particularités lesquelles en font un lieu de rêves et de prières. En Israël, la religion juive domine en comptant parmi ses adeptes 80% de la population contre prés de 15 % pour l'islam et 5% pour le christianisme, renseigne Amir AV. Entre autres détails importants, on compte 400 mosquées en Israël, un pays qui s'étend sur 22 000 Km2 pour une population de près de 8 millions d'habitants. Nous vivions en parfaite harmonie au sein des différentes communautés dans le respect mutuel car chacun pratique librement sa religion, soutient Yaacov Salamé, directeur du département des communautés religieuses au ministère de l'Intérieur. Il a ajouté : Nous partageons une même communauté qui regroupe toutes les trois religions pour dialoguer et discuter sur des questions qui interpellent tout le monde. Entre autres misions, a-t-il indiqué, ces communautés religieuses qui regroupent touts ces diversités, s'érigent en bouclier pour contrecarrer les oppressions des peuples, pour une égalité des droits de toutes les différentes ethnies qui composent le pays. Pour sa part, le rabbin Dov Maimon note que le peuple israélien doit travailler pour que la religion devienne une force de réconciliation. Accepter l'autre dans sa différence. Partant de là, il a invité les chefs religieux à se porter garants de la paix pour un monde juste. Des paroles qui entrent dans le cadre du dialogue inter religieux prôné par l'imam El Hadj Oumar Diène, le chef de la délégation sénégalaise en visite en Israël. Nous devons multiplier les efforts de recherche de paix dans le monde pour réaliser ce souhait, a-t-il indiqué à ce sujet.