Accord à Ouagadougou sur l'architecture de la transition +++ Envoyé spécial : Amadou Samba Gaye +++

Présidence de la République

"Je dirais que les négociations vont bon train, parce que nous sommes parvenus à un accord sur l'architecture même de l'organe de la transition, appelé à gérer le pays suite au départ du pouvoir de l'ancien président Blaise Compaoré. "Maintenant, nous sommes en train de discuter (à propos de) qui mettre à quelle place", a-t-il dit au sortir d'une rencontre avec les organisations féminines de la société civile du Burkina. "A ce niveau, nous, nous avons dit que nous sommes tout à fait d'accord pour qu'un civil dirige la transition, c'est notre position depuis le départ, a avancé le lieutenant-colonel Zida. "Mais nous avons dit qu'il est tout à fait indiqué que ce ne soit pas un homme politique, parce que si c'est un homme politique, nous n'avons pas la garantie qu'au moment d'organiser les élections, cet homme politique ne va se pencher du côte de son parti ou en tout cas pour un parti allié, ce qui peut plonger le pays dans une crise profonde", a-t-il ajouté. Il a insisté sur le fait que" l'armée était pour un homme neutre, mais qui soit consensuel". Le Burkina Faso, où le lieutenant-colonel Zida exercice le pouvoir depuis la démission de Blaise Compaoré, est engagé dans un processus censé conduire à une transition devant mener à un retour l'ordre constitutionnel. La communauté internationale, CEDEAO, UA et ONU, sont au chevet des différentes composantes burkinabé, pour les aider à parvenir à une solution de sortie de crise. Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a été contraint de partir à la suite de manifestations monstres contre sa volonté de faire modifier l'article 37 de la Constitution pour briguer un nouveau mandat.