La fête nationale maintenue, malgré la situation politique +++ Envoyé spécial : Amadou Samba Gaye +++

Présidence de la République

Cette célébration, qui aura un caractère décentralisé, est prévue à Dédougou, chef-lieu de région du Grand-ouest, à 260 km de Ouagadougou, la capitale burkinabé. Après la prise du pouvoir par l'armée à la suite du départ de Blaise Compaoré, contraint à la démission par la colère des Burkinabé contre son projet de modification de l'article 37 de la Constitution qui devait lui ouvrir la voie à un nouveau mandat, des craintes commençaient à se manifester quant à une annulation éventuelle de l'évènement. Le secrétaire général du ministère burkinabé de l'administration territoriale est cependant on ne peut plus clair, mardi à Ouagadougou, lors d'une rencontre avec des journalistes. "Les activités de préparatifs se déroulent normalement. Il y avait quelques problèmes de paiement des entreprises qui ont exécuté les travaux. Il y a eu une rencontre du comité national d'organisation pour lever ces différents là", a-t-il dit à la presse, se disant "affirmatif", quant au maintien de la date du 11 décembre. Le Burkina Faso est dirigé depuis le départ de Blaise Compaoré, le 31 octobre dernier, par le lieutenant-colonel Yacoub Isaac Zida. M. Compaoré a démissionné et pris la fuite vers la Côte d'Ivoire après des manifestations monstres contre son projet de modification de l'article 37 de la Constitution, dont l'adoption par les députés devait lui ouvrir la voie à un nouveau mandat. Un processus de transition a été enclenché par les militaires et les différentes forces vives du pays pour un retour à l'ordre constitutionnel. L'opposition, la société civile et les organisations religieuses et traditionnelles ont élaboré un projet de charte soumis à l'armée, qui a fait part de ses amendements mardi au président du Groupe de contact de la CEDEAO, Macky Sall. Ces différentes organisations planchent ce mercredi sur les observations faites par les militaires.