Myrma entre "enfin" en scène

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Je suis restée cinq ans sans enregistrer. Comme j'ai toujours eu envie de faire carrière dans la musique, je suis allée travailler avant de présenter quelque chose au public. Maintenant, je suis prête, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse. Entre 2008 et la sortie de ce premier disque, Myrma a pris le temps de travailler les textes, les mélodies, faisant valoir, en plus de ces atouts, une voix maîtrisée. Résultat d'un apprentissage sous la direction d'Adolphe Coly de l'Orchestre national du Sénégal. L'album Enfin c'est six titres à forte consonance personnelle, voire intime, une sommes d'états d'âme, d'émotions, d'histoires vécues (Lima sonal), d'anecdotes sur son adolescence (Tol ci), son amour de la musique, l'amitié (Xarit, en duo avec Abdou Guité Seck), la famille (Wadiour), etc. C'est un album que j'ai fait avec le cœur. En le sortant, j'ai juste envie de montrer que j'ai gagné en maturité et de dire que je suis là, voilà ce que j'apporte, a-t-elle résumé, consciente qu'elle s'engage dans une direction difficile et pleine d'embûches. Sur le titre Sénégal, reprise de Earth Song de Michael Jackson, Myrma appelle ses compatriotes à cultiver l'amour de la patrie, l'unité, la paix et la concorde pour relever les défis et surmonter les obstacles. Le rythme est parfois endiablé, mais le mélomane arrive à entendre la sensibilité de la voix de la musicienne, passée par de nombreuses écoles et influences : les chants religieux mourides dans le cercle familial, les chœurs chez Ouza Diallo, le solfège chez Adolphe Coly. Depuis son intégration de l'orchestre de Ouza Diallo, en 2003, Myrma a enregistré son single Je t'aime (2008), participé au concours Summer Artist (2008), au Festival Galsen Live aux Docks de Paris et à Lille (2010) et au Festival Waz Africa à Lille (2011). Elle a aussi assuré les chœurs pour de nombreux autres artistes, dont Omar Pène et Aby Ndour.