Gadio décline sa feuille de route pour la résolution de la crise centraficaine

Présidence de la République

Nous y allons pour apporter le concours de la Oummah islamique, un concours très simple pour le dialogue politique, la réconciliation. Mais avant tout pour l'arrêt et la cessation des hostilités et tueries, pour l'engagement du dialogue politique et l'assistance humanitaire et la reconstruction économique de la Centrafrique, a-t-il dit. M. Gadio, ministre sénégalais des Affaires étrangères de 2000 à 2009, s'exprimait en marge d'une rencontre du Club de réflexion sur le Mali. Il a été nommé vendredi envoyé spécial de l'OCI en Centrafrique. Je ne vais pas intervenir sur le rapport d'un musulman dans une crise où il y a des musulmans qui ont des problèmes, mais en ma qualité de panafricain conscient que le peuple centrafricain est indivisible, malgré ses problèmes, a-t-il précisé. L'envoyé spécial de l'OCI, par ailleurs directeur de l'Institut panafricain de stratégie (IPS), qui est basé à Dakar, a rappelé qu'il s'est engagé depuis des mois bénévolement dans le règlement de la crise centrafricaine. M. Gadio a indiqué avoir reçu un député centrafricain à Dakar, avoir eu des entretiens avec des membres de la classe politique de ce pays. Il a même téléphoné la présidente de la transition Catherine Samba Panza sur les pistes de sortie de crise. Maintenant, il est question d'aller rejoindre tous ceux qui sont sur le terrain. Ils ont fait beaucoup d'efforts, beaucoup de sacrifices, beaucoup d'engagements pour aider la Centrafrique à résoudre cette crise, a souligné Cheikh Tidiane Gadio.