De retour en Guinée, Souleymane Koly travaille à l'ouverture de nouveaux chantiers +++Envoyé spécial: Aboubacar Demba Cissokho+++

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Nous essayons d'ouvrir de nouveaux chantiers. La jeunesse est ma principale cible. Je me suis que je vais commencer avec les jeunes, les amener, à travers des ateliers, à rencontrer des artistes venus d'ailleurs pour leur montrer que rien n'est impossible, a-t-il dit mercredi soir à la fin de sa représentation de Paroles de femmes, dans le cadre de la 8ème édition du Marché des arts du spectacle africain (MASA). Souleymane Koly a indiqué qu'il part du postulat selon lequel la Guinée a été un pays de culture, d'une certaine culture pour essayer de faire bouger les choses, estimant que c'est compliqué, mais pas impossible. Il faut attaquer les choses différemment au lieu de s'aligner derrière quelqu'un parce qu'il est de notre ethnie, a-t-il dit avant d'ajouter : Vous ne pouvez pas imaginer ce qui a bougé dans la tête de ces jeunes gens (de l'ensemble Koteba) depuis 72 heures que nous sommes en Côte d'Ivoire. Souleymane Koly signale que depuis son retour dans son pays natal, il a été bien accueilli, mais ne compte pas renoncer à l'usage de son esprit critique pour juger l'évolution des choses. Je ne manie pas trop la langue de bois. La diaspora guinéenne n'est pas toujours la bienvenue là-bas. Je crois que le président de la République (Alpha Condé) est le premier à le savoir, a-t-il souligné. Alors, si on n'y met pas les coudées franches en disant que la Guinée se fera avec les Guinéens de l'extérieur et ceux de l'intérieur, ça ne marchera pas, a-t-il expliqué. Ceux de l'extérieur ne peuvent pas dire qu'ils sont la science infuse et ceux de l'intérieur ne peuvent pas qu'ils ne veulent pas leur laisser de place. Esquissant les lignes de l'avenir de son ensemble, Souleymane Koly a présenté au public abidjanais Maaté Keita, l'héritière devant continuer la transmission vers les plus jeunes. Ça va de soi. Je ne l'ai pas désignée. Maaté Keita est là depuis le début, a-t-il expliqué. Elle (Maaté Keita) aurait pu profiter de certaines réalités sous le régime précédent, parce qu'on connaît ses origines. Elle n'a jamais trempé dans ça. Maaté est restée fidèle. Elle chante comme les meilleurs ; elle enseigne la danse ; elle joue bien la comédie, a-t-il insisté. Il a relevé que c'est la vision qu'il avait quand il fondait Koteba en 1974 à Abidjan, former des artistes polyvalents. De ce point de vue-là, elle est l'héritière de Koteba.