La politique extérieure des Etats-Unis vise à "contribuer à la prospérité et à la sécurité" des Américains (journaliste)

Présidence de la République

La mission de la diplomatie et des services extérieurs américains est de contribuer à la prospérité et à la sécurité du peuple, a soutenu M. Kravel, spécialiste de la politique étrangère et des questions économiques des Etats-Unis. Il a tenu ces propos devant des étudiants en journalisme du Centre des études des sciences et techniques de l'information et de la communication (CESTI) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il était accompagné de Christine March, attachée de presse au bureau des relations publiques de l'ambassade des Usa à Dakar. La rencontre s'est tenue en présence du directeur de l'établissement, Ibrahima Sarr, et des enseignants. Après les évènements du 11 septembre, les USA ne veulent prendre aucun risque. Ils ont pensé que la meilleure façon d'avoir la paix et la stabilité sur le territoire américain, c'est de faire en sorte que le monde soit sûr et stable, a-t-il poursuivi. D'après M. Kravel, auteur des livres América's other Army et Decoding air travel, l'argument du gouvernement américain, c'est qu'avec la mondialisation et les réseaux sociaux, des conflits peuvent avoir un impact jusque sur le sol américain. En Afrique et dans le monde, le travail des diplomates américains consistent à convaincre les dirigeants des pays que cela vaut la peine d'adopter la bonne gouvernance comme mode de gestion pour la paix et la stabilité', a-t-il précisé. Pour autant, cela ne signifie pas que les USA veulent se substituer, de fait, à l'Organisation des Nations unies (ONU), qui œuvre pour la paix dans le monde. Les USA œuvrent pour éviter les conflits et l'instabilité dans le monde. Ils veulent aussi que chaque pays dans le monde soit bien géré dans la démocratie et la bonne gouvernance, a répété celui qui se défend de parler au nom de la diplomatie américaine. Indiquant que les USA conduisent une diplomatie transformatrice- terme inventé en son temps par Condeleezza Rice ex- secrétaire d'Etat américain sous Georges Bush-qui prône la bonne gouvernance. Définissant ce concept, l'ancien journaliste du Financial times et du Washington times déclare : C'est lorsque le gouvernement offre les services sociaux de base comme l'eau et l'électricité. C'est lorsqu'il offre des opportunités d'emplois aux citoyens. Elle suppose aussi que le gouvernement respecte les droits de l'homme. En guise de commentaire, il a lancé : C'est facile à dire, mais c'est difficile à appliquer. A en croire cet Américain d'origine bulgare, la bonne gouvernance est une des armes pour lutter contre la pauvreté et le désœuvrement des jeunes qui font le lit du terrorisme. Tous les experts sont d'accord que la dégradation des conditions économiques font partie des causes du terrorisme , a-t-il insisté. C'est ce qui amène, selon lui, le gouvernement des USA à vouloir améliorer le quotidien des gens à travers des projets de construction de salles de classe et d'hôpitaux pour éviter qu'ils ne tombent dans les réseaux terroristes. Nicholas Kralev séjourne actuellement au Sénégal pour animer des conférences à l'attention de fonctionnaires et d'étudiants de quelques grandes écoles. Ancien journaliste au Financial Times et au Washington Times, il a couvert des voyages de quatre secrétaires d'Etat américains : Hillary Clinton, Condelleezza Rice, Collin Powell et Madeleine Albright. Il a dit avoir embrassé le journalisme pour vouloir comprendre et raconter au monde. C'est ainsi qu'il devient reporter à 19 ans dans la première chaîne de télévision bulgare. Ce qui l'a amené à comprendre le rôle joué par la diplomatie américaine pour mettre fin à 45 ans de règne communiste. C'est ce qui m'a amené à avoir la possibilité de quitter la Bulgarie, d'aller étudier à Haward's et de travailler dans des journaux, comme le Financial Times et le Washington Times, a-t-il expliqué.