Hugues Diaz invite les cinéastes à trouver des mécanismes d'appui

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"Nous devons réfléchir sur la mise en oeuvre d'un mécanisme d'appui à la production de projets de films cinématographiques et audiovisuels, portés par des acteurs du secteur, en général, et des acteurs et producteurs, en particulier", a-t-il dit, samedi à Dakar. M. Diaz animait un atelier sur Le Fonds de promotion de l'industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPICA), lancé en septembre 2013 qui, sera clôturé le 17 mars prochain. Selon lui, le dispositif en vue permettra d'apporter un complément de financement aux projets de films sénégalais s'inscrivant dans la promotion nationale et internationale de la culture. Les producteurs de films cinématographiques et audiovisuels doivent asseoir, en plus de l'aide de l'Etat, un climat de confiance avec les banques pour établir un partenariat public privé, a dit le directeur de la cinématographie. "Ces financements, s'il sont acquis, permettraient de mettre en place un plan de développement quinquennal", a ajouté, M. Diaz. Le FOPICA est administré par un comité de gestion qui regroupe des représentants de l'Etat et des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel. "Les cinéastes professionnels peuvent solliciter l'appui de ce Fonds à travers des structures de productions juridiquement constituées, disposant d'un capital et à ce jour de ses obligations sociales et fiscales", indique un document de présentation du FOPICA. Pour l'exercice 2014, le FOPICA est exclusivement affecté à l'aide de la production. Un montant de 25 millions de FCFA est alloué aux films de court métrage, 100 millions pour les films de long métrage et 30 millions pour les séries. Les barèmes applicables vont aux projets de films de fiction et documentaires. Une somme de 20 millions est destiné à l'aide à la finition (postproduction, doublage, sous-titrage) et cinq millions pour l'aide au développement (réecriture repérages, faisabilité...). Des cinéastes intervenus lors de l'atelier ont émis le souhait de disposer d'une entreprise de production et d'un cadre logique pour uniformiser les demandes d'appui. Ils ont également plaidé une meilleure prise en compte du côté artistique des films et d'un fonds d'appui pour soutenir "la vague de jeunes cinéastes émergents".