Guinée-Bissau: Paulo Gomes présente un programme articulé autour de quatre axes

Présidence de la République

A propos de la paix et de la stabilité dans son pays, M. Gomes a déclaré dans un entretien avec l'APS, jeudi, qu'il faut un "écosystème de dialogue", pour arriver à la réconciliation des Bissau-guinéens, y compris les forces de sécurité. Il désire "combler le manque de dialogue" entre les responsables de la classe politique. Paulo Gomes, venu rencontrer la diaspora de son pays à Dakar, promet aussi de promouvoir le développement humain par l'éducation, la formation et la santé. "Il faut lutter contre les maladies infantiles, les maladies liées à l'eau, le paludisme, etc.", a-t-il dit. Concernant l'emploi, le candidat se dit préoccupé par la situation des jeunes qui quittent l'école sans encadrement ou se retrouvent sans emploi, après leur formation. Face à ce problème, il faut, selon Paulo Gomes, mettre en place un environnement propice à la création d'emplois dans tous les secteurs, en attirant les investisseurs. Déjà, la Guinée-Bissau a un avantage comparatif, grâce à ses potentialités dans l'agriculture et le tourisme, a-t-il souligné. Les infrastructures constituent le quatrième "axe programmatique" de M. Gomes, qui compte doter son pays de voies de communication dans le cadre de projets structurants régionaux avec le Sénégal et le Mali. Il s'est dit aussi préoccupé par la "bonne gouvernance", en ce qui concerne la mise en œuvre de l'ensemble de son programme. "La Guinée-Bissau est un pays qui peut suspendre par sa capacité à se remettre sur les rails (…). C'est un pays mal géré", a-t-il déclaré. Paulo Gomes dit être "né dans une famille qui a une longue histoire de leadership et de lutte pour les droits de l'homme et la dignité en Guinée-Bissau (…)". M. Gomes, titulaire d'un Master en administration publique de l'Université de Havard et d'un Master en politique économique et gestion de la Kennedy School of governement (Etats-Unis d'Amérique), a été conseiller principal du ministre des Finances de son pays. Il a travaillé aussi à la Banque mondiale comme administrateur exécutif adjoint d'abord, directeur exécutif pour l'Afrique subsaharienne ensuite. Il fait partie du conseil d'administration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), d'Ecobank, etc.