La FIDH réclame le "déploiement urgent de troupes supplémentaires" en RCA

Présidence de la République

Dans un communiqué de presse parvenu à l'APS, la FIDH met en avant le bilan humain très lourd noté depuis le début des violences dans ce pays. 752 morts à Bangui et plus d'un millier dans tout le pays ont été recensés ce dernier mois en République centrafricaine (RCA), relève l'organisation de défense des droits de l'homme. Elle se dit vivement préoccupée par la situation de chaos qui prévaut, en dépit du renforcement des troupes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et de l'intervention de l'armée française validés par la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies du 5 décembre 2013. Depuis l'attaque menée à Bangui le 5 décembre 2013 par les anti-balaka contre les éléments de la Séléka, le bilan des conflits inter-communautaires dans la capitale est d'au moins 752 morts et plus de 300 blessés. Le bilan global sur l'ensemble du pays porterait à plus d'un millier le nombre de morts, des centaines de blessés, de viols, de maisons incendiées qui ont engendré un million de déplacés en Centrafrique à ce jour, déplore-t-elle. Outre la nécessité d'un "déploiement urgent de troupes internationales supplémentaires" en RCA, la FIDH appelle ainsi l'Union africaine à renforcer les éléments de la MISCA. De même, elle insiste depuis son enquête sur la situation en RCA sur l'importance de l'établissement rapide d'une opération onusienne de maintien de la paix en Centrafrique. Seule une telle mission permettrait de déployer les moyens humains, logistiques et budgétaires suffisants pour garantir la sécurité de la population à Bangui mais aussi sur l'ensemble du territoire centrafricain, estime-t-elle. Elle appelle la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale qui tient un sommet extra-ordinaire le 9 janvier à N'Djamena et l'Union africaine, réunie en sommet du 24 au 31 janvier 2014, à requérir la transformation de la MISCA en opération onusienne de maintien de la paix et demande aux membres du Conseil de sécurité d'examiner le plus rapidement possible le rapport du Secrétaire général sur les modalités d'une telle mission pour en garantir son déploiement dans les plus brefs délais. La FIDH appelle aussi la communauté des États à se mobiliser massivement pour venir en aide à la Centrafrique notamment lors de la réunion des donateurs qui devrait se tenir le 1er février 2014 à Addis Abeba, et alors que l'appel à contributions lancé par les Nations unies pour financer les besoins humanitaires en Centrafrique n'a pas obtenu les réponses suffisantes pour faire face à la situation de crise.